- La réalisation de ce grand pôle urbain prévoit d’accueillir, à l’horizon 2030, 400.000 habitants et de créer 122.000 emplois
- Sur les traces d’Aïn Oussara et d’El-Oued concernant l’agriculture
La réalisation de ce grand pôle urbain prévoit d’accueillir, à l’horizon 2030, 400.000 habitants et de créer 122.000 emplois.
Le président de l’organe consultatif national pour le développement durable et la prospective urbaine, juge important d’accélérer le processus de relance du projet de réalisation de la nouvelle ville de Boughezoul, dont l’état d’avancement a été examiné mercredi dernier, lors d’une réunion du gouvernement. Contacté par nos soins, Mustapha Mazouz rappelle d’abord l’historique du projet et explique que le concept des nouvelles villes est né dans les années 1970 à 1980, avec le plan directeur qui visait à freiner l’exode rural. «C’est d’ailleurs à cette époque qu’il y a eu l’idée de la création d’une nouvelle ville à Boughezoul pour qu’elle devienne la nouvelle capitale de l’Algérie», a-t-il souligné avant d’évoquer les potentialités que recèle la région pouvant conférer à cette ville nouvelle le statut de «centre d’excellence» offrant à la fois un espace de compétitivité destiné à l’investissement et un pôle d’attraction pour les populations des Hauts-Plateaux comme celles du Nord. «La nouvelle ville de Boughezoul se situe dans la région de Médéa, soit sur l’ancien Titteri qui est une région montagneuse avec des plaines du côté d’Aïn Oussara. Les moyens d’accessibilité et de transport constituent le nœud gordien de cette région pour avoir les potentialités d’attractivité requises», explique-t-il, avant de faire part des réalisations qui ont été faites en matière d’accessibilité dans la région. L’expert international citera à ce propos les moyens terrestres qui existent, notamment à travers le dédoublement de la voie Blida-Médéa jusqu’à Djelfa et rappelle qu’il y a aussi l’autoroute Est-Ouest qui va des limites frontalières ouest, en sus de celle des Hauts-Plateaux qui est parallèle à l’axe qui passe par les plaines de Tiaret et de Sétif et relie la première par 12 pénétrantes du côté de Tissemsilt, jusqu’aux limites des frontières tunisiennes. «Il est également crucial de refaire la ligne du chemin de fer, devenue obsolète, et de la relier à celle qui passe par Tiaret et qui va jusqu’à M’sila pour rejoindre Bordj Bou Arréridj. Ce qui peut rendre la région d’autant plus intéressante qu’elle possède actuellement douze pénétrantes et deux lignes parallèles», relève-t-il, évoquant l’aéroport de Laghouat comme voie aérienne. Pour Mazouz, le choix de Boughezoul pour devenir un pôle d’attractivité est motivé par un «grand» travail d’infrastructures qui a été fait et de «très importants» investissements réalisés dans le secteur de l’agriculture, notamment dans le cadre d’une coopération avec les Américains et d’autres partenaires étrangers. «Des centaines d’hectares ont été mis en exploitation avec des patrons d’entreprises algériens. Ceci s’ajoute au travail considérable mené dans cette région dans la réhabilitation des terrains pour l’exploitation agricole», se félicite-t-il, révélant l’existence de trois lacs artificiels et des champs maraîchers, dont les produits sont exportables. Et de conclure : «Ce qui peut faire de cette région un pôle d’excellence est le fait qu’Aïn Oussara est devenue un pôle attractif tout autant qu’El Oued concernant l’agriculture.» Notons que cette ville nouvelle, dont la réalisation a connu un énorme retard, prévoit d’accueillir, à l’horizon 2030, une population d’environ 400.000 habitants et d’assurer un emploi à plus de 122.000 personnes.
elmoudjahid

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